En nutrition, la quantité ingérée d’un nutriment ne reflète pas nécessairement la quantité réellement utilisée par l’organisme.
La biodisponibilité correspond à la fraction d’un nutriment qui est absorbée, atteint la circulation systémique et peut être utilisée par les tissus. Ce paramètre dépend de plusieurs facteurs : la forme chimique du nutriment, sa solubilité, son interaction avec d’autres composés, ainsi que l’état du système digestif.
Dans le cas du magnésium, les différences entre formes sont bien documentées. Les formes inorganiques comme l’oxyde présentent une solubilité plus faible, tandis que certaines formes organiques, comme le bisglycinate, sont associées à une meilleure tolérance digestive et à une absorption plus régulière. Ces variations ont été mises en évidence dans plusieurs travaux comparatifs sur la biodisponibilité des sels de magnésium (Ranade & Somberg, Magnesium Research, 2001 ; Schuette et al., Journal of the American College of Nutrition).
La biodisponibilité ne dépend pas uniquement de la forme, mais aussi de la manière dont le nutriment est délivré. Des approches comme la microencapsulation permettent de protéger l’ingrédient et de moduler sa libération dans le tube digestif, ce qui peut contribuer à améliorer la tolérance et la régularité d’absorption.
La vitamine D suit une logique comparable. Liposoluble, elle est mieux absorbée en présence de lipides alimentaires. Son métabolisme implique plusieurs étapes hépatiques et rénales avant d’être biologiquement active. L’ajout de vitamine K2 ne modifie pas son absorption, mais s’inscrit dans une logique de complémentarité fonctionnelle au niveau du métabolisme du calcium.
L’approche LIFE consiste à formuler en tenant compte de ces paramètres : choisir des formes adaptées, limiter les associations inutiles et privilégier une cohérence entre formulation, usage et physiologie.
